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Simulateur exit tax 2026 : calculez votre impôt de départ en France

7 min de lectureOutilssimulateur exit tax 2026

Êtes-vous soumis à l'exit tax ? Le test en 2 minutes

Avant de calculer, vérifiez si vous êtes concerné :

Test 1 — Valeur du portefeuille

Additionnez la valeur de marché (au jour de votre départ) de :

  • Vos actions cotées en bourse (CAC 40, actions étrangères, ETF)
  • Vos parts de SARL, SAS, SCI à prépondérance mobilière
  • Vos parts d'OPCVM (FCP, SICAV)
  • Vos BSPCE et stock-options dont le gain est latent

Si ce total dépasse 800 000 € → vous êtes soumis à l'exit tax.

Note : l'immobilier, les contrats d'assurance vie, les Livrets A, LDDS, LEP, et obligations simples (non convertibles) ne sont PAS inclus dans ce calcul.

Test 2 — Participation majoritaire

Détenez-vous plus de 50% des droits dans les bénéfices (parts, actions, droits de vote) d'une société, quelle que soit la valeur ?

Si oui → vous êtes soumis à l'exit tax même si votre portefeuille vaut moins de 800 000 €.


Calculer votre exit tax : la méthode étape par étape

Étape 1 : Identifier les titres concernés

Listez tous vos titres entrant dans le calcul :

Titre Nombre Valeur unitaire Valeur totale Prix d'acquisition
Ex : Actions Apple 50 200 € 10 000 € 4 000 €
Ex : Parts SARL X 60% 600 000 € 50 000 €
Totaux

Étape 2 : Calculer les plus-values latentes

Pour chaque titre :

Plus-value latente = Valeur au départ - Prix d'acquisition (coût de revient)

Si vous avez acheté des titres en plusieurs fois, le coût de revient moyen pondéré (CRMP) s'applique.

Étape 3 : Calculer l'exit tax brute

Exit tax brute = Total des plus-values latentes nettes × 30%

(12,8% pour l'IR + 17,2% pour les prélèvements sociaux)

Exemple :

  • Plus-values latentes totales : 500 000 €
  • Moins-values latentes déductibles : - 50 000 €
  • Base nette : 450 000 €
  • Exit tax brute : 450 000 × 30% = 135 000 €

Étape 4 : Déterminer si vous bénéficiez d'un sursis

Destination Sursis Condition
UE / EEE (Portugal, Espagne, Belgique, Allemagne, Suisse, etc.) ✅ Automatique et gratuit Aucune
Hors UE/EEE (EAU, Canada, USA, Thaïlande, etc.) ⚠️ Sur demande Garantie bancaire obligatoire

Exemples de calcul chiffrés 2026

Cas n°1 — Entrepreneur qui part au Portugal

Profil : Nicolas, 40 ans, détient 80% d'une société de conseil évaluée à 1 500 000 €. Il a créé la société avec un capital de 100 000 €.

Calcul :

  • Valeur des titres au départ : 1 500 000 × 80% = 1 200 000 €
  • Prix d'acquisition : 100 000 × 80% = 80 000 €
  • Plus-value latente : 1 120 000 €
  • Exit tax théorique : 1 120 000 × 30% = 336 000 €

Sursis : Portugal = UE → sursis automatique, aucun paiement au départ.

Ce que paie Nicolas : 0 € au départ. S'il vend ses parts dans les 5 ans, il paie les 336 000 €. S'il reste au Portugal 5 ans sans vendre, l'exit tax est annulée.


Cas n°2 — Investisseur qui part à Dubaï

Profil : Isabelle, 45 ans, détient un portefeuille d'actions cotées de 1 200 000 €, acquis pour 400 000 €.

Calcul :

  • Plus-value latente : 1 200 000 - 400 000 = 800 000 €
  • Exit tax théorique : 800 000 × 30% = 240 000 €

Sursis : Dubaï = hors UE/EEE → sursis conditionné à une garantie bancaire.

Ce qu'Isabelle doit faire :

  1. Avant son départ, demander expressément le sursis au SIPNR
  2. Constituer une garantie bancaire de 240 000 € (nantissement de titres ou caution bancaire)
  3. Sans cette garantie : 240 000 € exigibles immédiatement au départ

Cas n°3 — Salarié actionnaire soumis mais en moins-value latente

Profil : Pierre, 35 ans, dispose de BSPCE convertis en 50 000 actions valorisées 3 €/action = 150 000 €. Prix d'acquisition : 1 €/action.

Calcul :

  • Valeur des titres : 150 000 €
  • Prix d'acquisition : 50 000 €
  • Plus-value latente : 100 000 €
  • Test seuil : 150 000 € < 800 000 € → il faut vérifier la participation

Si Pierre détient moins de 50% de la société → non soumis à l'exit tax.


Cas n°4 — Associé minoritaire avec portefeuille important

Profil : Marc, 50 ans, associé à 30% d'une startup (valeur : 600 000 €) + portefeuille d'ETF de 350 000 € (acquisition : 200 000 €).

Calcul :

  • Valeur parts startup : 600 000 × 30% = 180 000 €
  • Valeur ETF : 350 000 €
  • Total : 530 000 € < 800 000 € → sous le seuil
  • Participation : 30% < 50% → pas de déclenchement par ce critère

Résultat : Marc n'est pas soumis à l'exit tax.


Les obligations déclaratives à respecter

Formulaire 2074-ETD (obligatoire)

Même si vous bénéficiez du sursis et ne payez rien immédiatement, vous devez déposer le formulaire 2074-ETD (État de sortie du territoire) :

  • Délai : dans les 30 jours suivant le transfert de domicile fiscal
  • Où : Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents (SIPNR), 10 rue du Centre, 93465 Noisy-le-Grand
  • Contenu : liste de tous les titres concernés, valorisation au départ, prix d'acquisition, plus-values calculées

Ne pas déposer ce formulaire = risque de redressement + pénalités

Déclarations annuelles de suivi (pendant le sursis)

Chaque année pendant la période de sursis, vous devez transmettre au SIPNR :

  • Confirmation de votre non-retour en France
  • État des cessions éventuelles de l'année
  • Renouvellement de la garantie si applicable (hors UE)

Stratégies légales pour réduire l'exit tax

1. Utiliser les moins-values latentes

Avant votre départ, vous pouvez céder les titres en moins-value pour compenser les plus-values latentes soumises à l'exit tax. Les moins-values réalisées en France avant le départ sont déductibles des plus-values latentes.

2. Anticiper les cessions à 5 ans

Si vous partez dans l'UE/EEE, votre exit tax s'annule après 5 ans de résidence à l'étranger sans cession. Planifiez vos cessions en conséquence : vendez après les 5 ans si possible.

3. Structuration préalable (long terme)

Certaines opérations de restructuration (apport-cession dans le respect des conditions fiscales) peuvent être réalisées avant le départ, mais nécessitent généralement un délai minimum (24 mois). L'administration fiscale surveille les opérations réalisées dans les mois précédant un départ.

Ne tentez pas ces opérations sans l'accompagnement d'un fiscaliste. Contactez-nous pour une mise en relation.


Ressources complémentaires


Ce guide de calcul est fourni à titre informatif. Les résultats sont indicatifs et ne constituent pas un calcul officiel opposable à l'administration. Consultez impérativement un fiscaliste spécialisé pour votre situation personnelle, en particulier si votre patrimoine est supérieur à 500 000 €.

Questions fréquentes

Comment calculer rapidement si je suis soumis à l'exit tax ?
Deux critères alternatifs : (1) La valeur totale de votre portefeuille de titres (actions, parts de société, OPCVM) dépasse 800 000 € au jour de votre départ ; OU (2) vous détenez plus de 50% des droits dans les bénéfices d'une société. Si l'un ou l'autre est vrai, vous êtes soumis à l'exit tax.
Quel est le taux de l'exit tax en 2026 ?
L'exit tax est calculée au taux du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) : 12,8% d'impôt sur le revenu + 17,2% de prélèvements sociaux = 30% au total. L'option pour le barème progressif existe mais est rarement avantageuse pour les profils concernés par l'exit tax.
L'exit tax s'annule-t-elle si je reviens en France ?
Oui. Si vous revenez vous établir en France dans les 5 ans suivant votre départ, l'exit tax est automatiquement annulée et les impositions correspondantes sont dégrevées. Après 5 ans, elle est définitivement annulée si vous n'avez pas cédé les titres concernés.
L'exit tax sur les BSPCE et stock-options se calcule-t-elle différemment ?
Les stock-options et BSPCE non encore exercés au départ entrent dans l'assiette de l'exit tax pour leur valeur latente. Le calcul est similaire mais les règles de valorisation peuvent différer selon la nature de l'instrument. Les BSPCE exercés et convertis en actions sont traités comme des actions ordinaires.
Avertissement légal : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre purement informatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. La fiscalité évolue régulièrement et les situations individuelles varient. Avant toute décision, consultez un conseiller fiscal qualifié et vérifiez la réglementation en vigueur dans votre pays de résidence.